Je n’ai pas beaucoup de talent en arts visuels. Pas que j’aime pas ça, mais je n’ai jamais pris le temps de prendre des vrais cours de dessin, peinture, photo, composition graphique ou autre. J’ai davantage pratiqué les arts de la scène et la musique. Bref, quand elle m’a demandé de me mettre à la table à dessin, je ne savais que faire.
Elle? Ma psychothérapeute. Je dirais bien que c’est une perle, mais je vais attendre de la connaître mieux. Pour l’instant, chaque rencontre m’apporte beaucoup, même si je me sens bien quand je la vois. Je ne l’ai pas encore vu dans un down (mais ça ne saurait tarder: mon humeur descend doucement mais sûrement depuis 4-5 jours). C’est une dame qui a une approche par le dialogue et par l’art. Puisque je n’avais rien à raconter vraiment ce jour-là, elle m’a proposé de faire un essai d’art-thérapie, en m’expliquant que ça permet souvent d’entrer en contact avec des émotions ou des préoccupations “cachées”. bon. Je me sentais exactement comme la première fois où mon prof de chant m’a demandé d’improviser un scat. Euh?!?!?! comment on fait ça?? Je sais pas quoi faire! Je l’ai jamais fait! Et si ça ne donne rien?
Ben en fait, ça a donné quelque chose d’assez destabilisant. Ce n’est qu’à la fin de la séance, quand j’ai regardé mon dessin dans son entièreté que sa signification m’est apparue: j’avais dessiné ma vie telle que je le ressens à l’heure actuelle. Un amas de tourbillons violets (mes doutes, mes problèmes, mes interrogations, mes malaises, etc.) coincés les uns contre les autres derrière un mur. De l’autre côté du mur, des fleurs, de la lumière, l’océan, de l’espace, de la liberté…. et pas de porte dans le mur pour y accéder. Downer vous dites? Pas tant que ça en fait. À quelque part, je m’y attendais. J’ai été surprise que ça colle autant par contre. Pendant que je dessinais, on parlait de tout et de rien… en fait non, on parlait surtout de mes frustrations au travail, face à un certain collègue et d’autres choses aussi. Ce dessin n’est pas aussi innocent qu’il peut en avoir l’air.
Parallèlement, j’ai vu mon médecin de famille qui m’a parlé de disphorie, ça serait un genre de SPM émotionnel mais pas physique, lié au cycle menstruel mais qui n’arrive pas nécessairement avant les règles. Bref, je dois noter sur un calendrier, pendant 3 mois, mon humeur chaque jour. Si c’est ça, tant mieux: il parait que ça se traite efficacement et relativement simplement. Si c’est pas ça, tant mieux aussi: ça élimine une possibilité et on cherchera dans une autre direction. Personnellement, je pense que ça a aussi à voir avec le stress, et comme les vacances approchent et que mon stress va baisser, je ne suis pas sûre que ce soit un 3 mois bien ciblé… enfin. je le fais quand même, bien sûr.
En attendant, j’ai des corrections à faire, des notes à compiler, des examens à préparer, une auto à faire réviser, du linge à laver, un brol pas possible à gérer (noter l’insertion d’une toute nouvelle expression belge, merci Flo!), des cadres à accrocher, une douche à prendre, un lit à faire…. et tout plein d’épisodes de Buffy The Vampire Slayer à regarder (j’ai acheté le coffret! yéééé!).
Allez, je m’y mets.
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