Je doute. Constamment. De tout et tout le monde, mais surtout de moi. Je ne suis jamais certaine d’être comme il faut, à la bonne place, de faire ce qu’il faut, de dire la bonne affaire. Je doute. Parfois je doute au point que ça me paralyse: si je ne fais rien, ça ne pourra pas empirer les choses, si? Et cela mène à la procrastination. (bon, je dois admettre que dans le cas du ménage, ne rien faire, ça empire effectivement les choses. Mais pour le reste…)
Mais la plupart du temps, le doute qui m’habite me fait simplement manquer des occasions. Ce mec que je trouvais bien, si je le lui avais dit… que ce serait-il passé? Mais comme je doute qu’il me trouve bien lui aussi, je n’ai rien dit. Peut-être attendait-il un signe? Qui ne viendra jamais. Parce que je me dis que ce mec, s’il me connaissait vraiment, il ne s’intéresserait pas à une si insignifiante personne. Et s’il me connait vraiment et que je lui plais toujours, c’est qu’il doit y avoir un truc bizarre chez lui. Du coup, je me désintéresse. Ain’t fair, I know. Et puis je me révolte: je ne suis pas insignifiante. Non. Non? ben en fait, si en regard de l’univers et tout ça, nous sommes tous insignifiants de toute façon, mais je ne le suis pas plus qu’un autre. Je pense… je ne sais pas. Je doute. Si j’étais si bien que ça, est-ce que je serais toute seule? mais à me poser toutes ces questions échevelées, quel homme pourrait m’endurer?
Ou encore, le doute professionnel:
Ce conseil que j’ai donné à un élève, était-ce le bon? ai-je bien fait de le lui donner? Est-ce que je n’essaie pas de l’influencer en faisant cela? Est-ce que cela ne lui enlève pas un peu de son libre-arbitre? mais si je ne le conseille pas alors qu’il en a besoin, est-ce que je ne le laisse pas tomber? Risque-t-il alors de prendre un mauvais chemin et pourrais-je être tenue (partiellement) responsable de sa future déchéance?
Suis-la seule à douter à ce point?
On dit toujours qu’il est bon de se remettre en question, de s’observer et de s’interroger sur ses motivations profondes. Fort bien. Mais moi ce que j’aimerais, c’est être capable de simplement prendre une décision, faire quelque chose et ne pas la remettre en question à tout bout de champs! Le simple fait de savoir que je fais de mon mieux, avec de bonnes intentions, ne devrait-il pas être suffisant pour me prémunir du doute permanent? Mais noooon, parce que moi je dois tellement être meilleure que les autres (moralement parlant), parfaite, sans tache, sans faute.
Mais qui dit ça? MOI! Isn’t it the stupidest thing you’ve ever heard?? Can’t I give myself a break? Cut me some slack? And so what if I’m wrong now and then? Des tas de gens se trompent tous les jours et la terre continue de tourner! et là, je parle seulement de ceux qui se trompent sans le vouloir, même pas de ceux qui sont méchants intentionnellement! alors qui suis-je, petite moi, pour croire que mes décisions ont un tel poids dans l’univers?
Pourquoi tant de culpabilité sans raison, mal placée, permanente? Don’t you get tired of it? Et si pour une fois je pensais à moi avant de penser aux autres, would it be so bad? As long as I don’t WANT to hurt anybody… shouldn’t it be enough?
Well… shoudn’t it?
Le doute est humain, c’est juste une question d’équilibre. D’après ce que vous avez dit ici et dans d’autres postes il est évident que vous vous souciez de votre travail et vos élèves. Vous faites de votre mieux et c’est la chose la plus importante dans le monde.
En ce qui concerne des conseils aux étudiants, vous ne pouvez pas vivre autrement la vie des gens pour eux. Vous leur donnez le meilleur conseil que vous pouvez, mais son à eux ce qu’ils font avec leur vie.
Je voudrais dire quelque chose de plus utile, mais je crois que je ne fais que répéter ce que vous connaissez déjà ou que vos amis vous ai déjà dit. La plus grande partie de faire face à un problème est-il reconnaissant, et vous semblez avoir une idée claire de ce qui vous rend malheureux – il vous suffit de savoir faire face à ces questions et peut-être votre ‘pysc’ peut vous aider.
Que dire d’autre que: tout pareil pour moi, ou presque! Les questions échevelées, ça me connaît, une question donne 3questions qui en amènent chacune X autres et c’est la réaction en chaîne! (un peu comme les réactions nucléaires, une fois le processus amorcé, il s’auto-amplifie tout seul…fatiguant :-p
Donc: t’inquiète pas, t’es pas la seule