Archive pour juin 2010

30
juin
10

Frite alors!

On aura beau dire, les frites de Frite alors! sont vraiment les meilleures.  Miam!  J’en ai mangé cet après-midi, avec ma nièce et une de ses amies, au Vieux-Port de Montréal.  Juste en face du Centre des Sciences.  Dorées, croustillantes, salées, avec mayo…  Trop trop bon.

Et que faisais-je là bas avec deux ados de 15 ans?  Bien, pardi! c’est évident!  Elles étaient mon prétexte pour visiter l’exposition pour ados sur la sexualité.  Une expo très très bien faite, à mon avis, instructive, ludique, pas gnan gnan, pas épeurante (les maladies!! le condom!!!  ahhh!!), elle couvrait pas mal tous les sujets reliés à la sexualité et aux questions que peuvent se poser les adolescents, autant les gars que les filles.  Vraiment, si vous pouvez, allez-y, ça vaut le coût!  Surtout si vous faîtes partie de la génération qui n’a PAS eu d’éducation sexuelle à l’école.  Vous y apprendrez tout ce que vous avez besoin de savoir.

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30
juin
10

Ceci est un essai

J’ai eu une idée, pour une courte nouvelle.  Dites-moi ce que vous en pensez!!

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“I’m gonna fuck you to death.”

C’est ce qu’il lui avait dit, à moitié saoul, étendu sur le sofa au pied duquel elle était assise.  Malgré cela, il était si beau!  Sa voix rauque et un peu traînante l’avait électrisée.  C’était quand même très vulgaire, ce qu’il lui avait dit, mais c’était paradoxalement la chose la plus romantique qu’elle ait entendue.  Comment expliquer?  C’était cru, chaud, spontané, animal, total.  C’était ce qu’elle voulait.

C’était au tour de Laurence.  “Moi, c’est quand Michel m’a demandé en mariage sur la plage de Cayo Coco, l’an dernier.  C’était tellement parfait!  Le coucher de soleil, les musiciens genre mariachis mais cubains, là, pas mexicains.  Ils jouaient chais plus quoi, en tout cas, c’est pas important, pis là Michel s’est mis à genoux, comme dans les films, pis là il m’a pris la main, pis là il est devenu tout ému! Ah! c’était tellement…  tellement…!”

Tellement cucul, oui, pensa Catherine, réprimant le sourire légèrement méprisant qui lui montait aux lèvres.  Il ne manquerait plus que les autres touristes applaudissent.

“Pis là, comme je lui disais oui, tous les autres vacanciers se sont mis à applaudir et à nous féliciter!  Je me sentais aux petits oiseaux!” 

Laurence semblait vraiment prise par l’extase de ce souvenir.  Catherine pensa qu’il était inutile de lui révéler que Michel l’avait déjà trompée deux fois depuis…  Pas avec elle toutefois.  Il n’était vraiment pas son genre d’homme.

“Moi, commença Kim, c’est mon premier baiser qui restera toujours le moment le plus romantique de ma vie.  On était en secondaire deux et ça faisait déjà deux semaines qu’on sortait ensemble, Gabriel et moi, mais j’étais gênée.  Gabriel le savait.  Alors un soir, il m’a invité à regarder un film chez lui, mais en fait c’était juste un prétexte.  Il m’a emmené dans le jardin et là, il avait planté des bougies dans la pelouse, ça faisait une forme de coeur.  Il m’a emmené au centre du coeur et il m’a dit que j’étais DANS son coeur, et là sous la lune, il a pris mon menton dans sa main, comme dans les films, et il m’a embrassé… c’était tellement doux, tellement bon, pas du tout ce à quoi je m’attendais. Je pensais que je serais toute mouillée autour de la bouche et c’est ça qui me retenait, mais non! Il embrassait vraiment bien, Gabriel!”

Awww, how cute!  Catherine était plutôt d’accord avec Kim: Gabriel embrassait vraiment bien à l’époque.  Après tout, c’était elle qui lui avait appris comment faire.  Elle voulait tellement que Kim ne soit pas déçue qu’elle avait proposé à Gabriel de devenir son coach de baiser, en tout bien  tout honneur. And so what si elle y avait pris aussi un peu de plaisir?  Elle ne l’aimait pas, de toute façon, et Kim n’en avait jamais rien su. 

“Et toi, Catherine?  C’est quoi, ton moment le plus romantique?”

Pouvait-elle vraiment répondre que c’était la fois où un beau gars saoul lui avait dit “I’m gonna fuck you to death”?  Comment leur faire comprendre que sa vision du romantisme était beaucoup plus… sexuelle, disons, que celle de la plupart des gens?  Elle aimait se sentir désirée, avoir le souffle coupé, être emportée dans un élan de passion irraisonnée, faire fi des conventions et des interdits, prendre le plaisir -et l’extase!- là où il se trouvait, peu importe avec qui, comment, combien de temps…  Ce n’est pas qu’elle ne croyait pas à l’amour, mais l’amour pour elle était avant tout physique.  Donc le romantisme l’était lui aussi.  Qu’un homme lui balance d’un ton désinvolte une invitation sexuelle si explicite était comme une victoire pour elle.  L’expression d’un désir si ardent, si absolu, si… exquis.  “I’m gonna fuck you to death”. L’amour qui mène à la mort.  N’était-ce pas là l’essence même du romantisme?  Roméo et Juliette puissance dix? 

Ses amies si prudes la comprendraient-elles?

Elle s’entendit répondre: “Ben, une fois, à Paris, j’embrassais un gars devant le Sacré-Coeur, on voyait toute la ville illuminée dans la nuit, et il y avait même un musicien qui jouait de l’accordéon.  Pis là, juste au moment où on allait s’embrasser, vous savez, juste avant qu’on ferme les yeux, il y a une étoile filante qui est passée dans le ciel…  Wow, c’était s-u-p-e-r romantique…”

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So?  What d’you think?

23
juin
10

Notes, bal et fin d’année

Ben voilà, une année scolaire de plus qui s’achève!  on est mercredi mais la semaine a été longue, déjà!  J’ai fini toutes mes corrections ( 6 groupes en secondaire 5 qui faisaient un examen d’étape = 6piles de feuilles, et 4 groupes en secondaire 4, mais il faut comprendre qu’en secondaire 4, on avait un bilan, donc trois compétences à évaluer, donc trois examens, fois 4 groupes = 12 piles de feuilles.  Total: 18 piles de feuilles.  C’est pas pour rien que  je suis partie à 18h45 hier…), j’ai compilé toutes mes notes, fait tous mes bilans, jugements, compétence transversale, alléluia!  Je suis très très contente d’avoir tout fini.  Il ne me reste qu’à vider ma classe et mon bureau. 

Une petite larme?  même pas!  J’ai eu une très belle année, avec en général des bons élèves, et je leur souhaite un très bon été, mais curieusement, je ne me sens pas triste ou nostalgique ou larmoyante ou attendrie…  par les années passées je l’étais, mais cette fois-ci… non.  Ben coudonc.  Ça ne me fait pas rienpour autant.  En fait, je suis contente pour eux que ce soit fini, ils ont bien travaillé et ils méritent de passer à autre chose.   À part les 7-8 élèves qui coulent (sur 309, c’est pas si mal je trouve), je suis heureuse de voir les autres quitter et continuer leur chemin.

Je reviens du bal, et je pensais que là peut-être, je deviendrais un peu plus émotive…. mais non.  C’était super, la salle était très très belle, avec de grands voiles blancs sur les murs et les luminaires en cristal au plafond, les immense vase de fleurs, les nappes vert tendre, les chaises tendues de satin blanc… wow.  Quelle décoration!  Et les élèves étaient magnifiques! Les filles dans leur robe de princesse (certaines étaient vraiment époustouflantes!) et les garçons en costumes trois-pièces, très élégants.  Pour une fois, les fesses étaient à la bonne place dans leur pantalon!  lol  J’étais juste heureuse d’être là pour célébrer avec eux leur graduation.  Je leur ai fait une surprise: je leur ai chanté une chanson, c’était chouette.  Je garde de bons souvenirs de chacun d’eux.  Il y a même un élève qui est venu me voir pour s’excuser de ne pas avoir été toujours gentil avec  moi.  C’est beau de le voir évoluer!  lol  ça me fait entrevoir l’homme qu’il sera plus tard.

En fait, c’est ça l’image que je veux garder de cette fin d’année et de ce bal: des jeunes femmes et des jeunes hommes qui marchent avec confiance vers leur avenir, et qui deviennent des hommes et des femmes à part entière, responsables, autonomes, déterminés, confiants et humbles.  Des bonnes personnes.

Et je me dis que j’y suis peut-être un peu pour quelque chose.  Ain’t that great?

14
juin
10

La grève!!!!!!

Mardi dernier, le 8 juin, c’était grève pour les syndicats regroupés sous la bannière de la Fédération Autonome des enseignants.  32 000 enseignants en font partie, soit le tiers des enseignants du Québec.  Selon les différents médias, nous étions entre 12 000 et 15 000 personnes à avoir défilé dans les rues de Montréal afin de démontrer clairement au gouvernement Charest que nous ne sommes pas d’accord avec les propositions patronales.  Bien sûr, la ministre Courchesne a réagit en disant que cette grève ne servait à rien, à part nuire aux élèves.  Cette minable tentative de culpabiliser les profs est ridicule: nous manifestons justement pour obtenir des conditions de travail nous permettant de mieux servir les élèves.  Elle ne semble pas comprendre la réalité scolaire d’aujourd’hui.  En fait, elle est d’une mauvaise foi crasse.  N’ a pas dû mettre les pieds dans une classe depuis belle lurette, la ministre.  Anyway.

Résultat de tout ça?  J’ai pogné un coup de soleil.  Avec mon sac en bandoulière.  Ça fait une belle marque blanche en diagonale, sur la poitrine.  VDM.  (vous connaissez www.viedemerde.fr?  non?  courez-y vous bidonner!!)

Ah oui! ça pas rapport, mais j’ai trouvé ma robe pour le bal (ben oui, les profs aussi vont au bal des finissants!).  Elle ne correspond à aucun des critères que je m’étais donnés au départ (je la voulais courte, elle est longue, je voulais des manches, elle a des bretelles spaghetti, je la voulais plutôt cocktail, elle est franchement soirée, je visais en bas de 100$, elle a coûté un peu plus de 140$, mais bon) mais elle est magnifique!  et plus important: je suis magnifique dedans.  Elle tombe bien, elle est classe, elle fait un peu années 40, glamour, Rita Hayworth, Greta Garbo, tout ça.  Ne reste qu’à trouver les chaussures, le sac, la coiffure, la veste, et ça y sera! lol

13
juin
10

Et j’écris, aussi!

Après les dessins, l’écriture.  Automatique, ça va de soi.  À thème, soit ” je suis”.  Je dois donc écrire 3 pages tous les jours sur le thème de ” je suis” et ensuite en discuter avec ma psy.  Comme elle est en vacances pour deux semaines, ça fait 3 pages X 14 jours, soit 42 pages de ” je suis”.  Sans blague.

Ben voyons.

Je suis une procrastinatrice, ce qui fait que j’ai attendu une semaine pour m’y mettre.    J’ai fait 2 pages et 3/4.  Puis j’ai attendu 6 jours pour faire 2 autres pages.  Je trouve ça difficile.  Pas tellement d’écrire en fait, mais de savoir quoi écrire?  Je sais bien que ce n’est pas ça l’important, mais je sais pas, je n’ai pas trop envie, j’ai peur d’écrire des trucs vraiment downer.  Genre “je suis grosse” ou ” je suis persuadée que je vais finir mes jours seule”, ou ce genre de trucs.  Pas envie.

Pourtant, je crois bien que c’est un exercice que je dois faire, que ce n’est pas futile, que c’est même essentiel, que ça me révèlerait davantage à moi-même  mais…  et si je n’aimais  pas la personne que je vais découvrir?  et si je trouvais que c’est une looser, pas branchée, pas assurée, pas assez d’estime, incapable de changer ses mauvaises habitudes, pas intéressante?  Je ferai quoi avec ça moi, après?

Je suis incertaine du résultat de mes démarches.  Je suis inconfortable avec l’inconnu(e) qui m’attend.  Je suis effrayée à l’idée d’être destabilisée pour de bon.

Mais aussi, je suis curieuse… peut-être que je ne suis pas si mal en fin de compte?




La Digresse

Juste moi, avec mes points de vue. Juste une envie d'écrire de temps en temps sur ces petits riens qui m'accrochent, sur ces mots détournés, sur ces instants fugaces... sur les digressions de la vie!

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