09
juil
11

Comment continuer

Voilà. De réflexion en réflexion, j’en arrive à la conclusion que je ne veux pas que tout soit fini.  Je veux que ça change, certes, que ça soit différent, mais pas fini. Je dois donc reprendre contact avec elle.  La question est: comment?

Certains jours, j’ai envie de l’appeler, comme ça, légère. Ça va?  T’as pas envie d’aller manger une crème glacée?   On pourrait jaser, de tout et de rien.  D’autres jours, je suis encore fâchée, alors je me dis non, pas aujourd’hui.  Et parfois, souvent, j’aimerais que ce soit elle qui m’appelle.  Que je sente que je lui manque un peu.  Mais là, j’en demande peut-être trop.

Ce qui est sûr, c’est que je veux qu’on se revoit avant que je ne déménage.  Sinon, ça va faire trop bizarre, comme une cassure, comme un “je me casse”.  J’aurais bien aimé qu’elle participe à mon déménagement, mais là encore, je crois que j’en demande trop.  Même si c’est ce qui était prévu au départ… mais les choses ont changées.

Alors?  Comment on fait pour continuer quelque chose dans le changement?

02
juil
11

Je pleure encore…

… et j’en ai marre!!!  Comment on fait pour fermer le robinet?

01
juil
11

La colère

SO how do I feel today?

Still a bit sad and… angry.  Je ne sais pas trop pourquoi, c’est une colère sourde et diffuse, I feel like I’m angry at the entire world!

Elle disait, hier, qu’elle trouvait que j’avais beaucoup de colère. C’est vrai.  Trop de refoulement, je suppose.  À un moment donné, ça déborde.  Trop de compromis mène à la compromission. J’ai réalisé que plus je fais des compromis, plus je m’éloigne de mes principes, plus je m’éloigne de moi.  Moi je me respecte et moins je m’aime.  Et j’ai déjà assez de difficulté à m’aimer comme ça…  J’ai besoin de m’affirmer davantage, et tant pis si ça dérange! Oui, en ce moment, j’ai besoin de me foutre un peu de ce que pensent les autres, de leurs sentiments.  J’ai besoin d’être égoïste, pour un certain temps au moins.  De passer en premier, de faire ce qui me convient à moi, selon mes propres termes, selon mes envies à moi.  et surtout, de ne pas faire ce dont je n’ai pas envie avec des gens que je n’aime pas.  Et, oui, je trouve beaucoup de gens cons.

Elle craint que le fait d’avoir un chien m’éloigne des gens. Mais c’est tout le contraire!  J’ai plus de contacts avec les gens que jamais auparavant!  Ce ne sont peut-être pas des amis avec qui je sortirais la fin de semaine, mais ce n’est pas ce que j’attends d’eux de toute façon.  Ce sont des gens avec qui je peux partager sur une passion commune en particulier, nos chiens.  Et si ça m’éloigne des gens que ça n’intéresse pas, ou qui ne m’intéressent pas, c’est plutôt un plus à mon sens.

Donc, malgré la mise au point d’hier, je me sens encore blessée et fâchée. Et je pense encore qu’un peu de distance est nécessaire pour que l’équilibre se rétablisse entre nous.  C’est plate à dire,  mais je me sens mieux sans elle, actuellement.  Besoin d’air, besoin d’espace.

 

Besoin de hurler, aussi…

30
juin
11

La fin de quelque chose est le début d’une autre

Grande explication avec elle ce soir.  On a parlé beaucoup, j’ai pleuré beaucoup (je suis une grande braillarde…  ça m’énerve d’être aussi émotive, surtout lorsqu’elle, elle reste calme.  Mais bon, je suis comme ça, faut que je m’y fasse.  C’est juste que je me trouve faible quand je pleure.).  On s’est peut-être un peu mieux compris…

Mes craintes.  Ses craintes.  Nos points de vue divergent sur tellement de sujets!  Il y a certaines choses que je n’ai pas aimé me faire expliquer, mais c’était sans doute nécessaire.  Il y a sûrement des choses que je lui ai dites qui ne lui ont pas plu, mais comme elle est moins expressive que moi, je ne sais pas vraiment.  Oh well.  La douleur s’en trouve quand même apaisée. 

Ce n’est pas la fin de tout, mais c’est la fin d’une façon d’être en relation l’une avec l’autre.  Comment ce sera à l’avenir?  Je n’en suis pas sûre, mais ce sera sans doute plus distant, moins fusionnel.  Ce qui est une bonne chose.  Le hic, c’est que je risque de me retrouver seule, un peu plus, un peu plus souvent. Je n’ai pas beaucoup d’amis, elle, si.

Ça fait beaucoup d’émotions en une semaine.  La coupe est pleine, n’en rajoutez plus.

30
juin
11

Je sais que ça fait longtemps…

… que je suis venue écrire ici.  Mes excuses si j’ai encore des lecteurs…   Pour faire un portrait rapide de l’année (presque) qui vient de s’écouler, voici les faits saillants:

-Billie Jean a eu un an.  Je l’adore toujours autant.

- Je n’ai plus d’amygdales!!  yé!!  et je suis en voie d’avoir un nouveau tympan, il pousse…  je revois l’ORL fin juillet pour savoir finalement si tout est ok.

-fin juillet toujours, je passerai devant le notaire pour signer les papiers d’achat d’une maison.  Oui!!!  ma maison à moi!!!  J’ai hâte d’y vivre!

-Pendant ma convalescence, en avril (pour les amygdales), un de mes élèves s’est suicidé.  C’est une première pour moi.  C’est très triste.  Je ne le connaissais pas beaucoup, il avait été transféré dans ma classe seulement 2-3 semaines avant.  Il était suivi par la psychologue de l’école, mais ça n’a pas suffit.  Beaucoup de gens ont trouvé ça très difficile, parents, amis, enseignants…

-J’avance bien dans ma thérapie.  C’est pas toujours la joie, mais j’avance quand même.

-Je n’ai toujours pas de chum.. oh well.

-Mon frère et ma belle-soeur vont avoir un petit garçon, attendu pour le mois d’août.  On a tous très hâte de le voir!

 

Voilà.  Je tenterai de revenir plus régulièrement.  Si vous me lisez toujours, faites-le moi savoir SVP!

30
juin
11

La fin…?

Il faut parfois payer cher les leçons de la vie.  Et souffrir aussi.  Deux jours de larmes quasi-ininterrompues et 3 jours de digestion difficile… plus cette sensation d’être hors du réel…  l’impression que quelque chose est bien fini, mais l’incertitude face aux conséquences inévitables que cela entraîne…  tout est fini?  ou juste une partie?  comment continuer après cela?

Après quoi, au juste?

Après que les écailles me soient tombés des yeux.  Après que j’aie réalisé, avec tristesse/détresse, que 24 ans d’amitié ne signifie pas l’amitié à vie.  Et que ça ne garantit pas le soutien, la compréhension, l’empathie… en fait, ça ne garantit rien.  Mais tant de choses remontent à ma conscience, maintenant, tant de choses que je n’ai pas voulu voir, que j’ai écartées plus ou moins volontairement, dont je minimisais l’importance.  Vouloir plus que l’autre, par exemple.  Accepter des défaillances récurrentes, des impositions à sens uniques.  Parfois des mauvais traitements.  Excuser l’autre soi-même, pour ne pas que l’autre ait à le faire – de toute façon, l’autre ne le fait pas, l’autre ne se rend même pas compte de la déception que je vis.

Les cadeaux spontanés refusés…  Les reproches sur mon manque de disponibilité…  l’agacement même pas caché face à mon chien…  les projets à deux reportés aux calendes grecque… ou pire, réalisés avec quelqu’un d’autre!  L’omniprésence des nouveaux copains.  Devoir me plier à leurs activités si je veux la voir.  La voir changer en leur présence: la voir fumer, boire et être méchante envers moi.  Ne pas être défendue lorsque je suis agressée verbalement par un ami de son copain et même pire, être rendue responsable de la dispute!  Voir mes principes bafoués.  Je suis la vieille stuck-up qui a pas de fun dans la vie.  Sentir le reproche lorsque mes choix ne correspondent pas aux siens.  La sentir absente au téléphone parce qu’elle chatte avec quelqu’un d’autre en même temps qu’elle me parle.   Ne pas aimer ses nouveaux copains.  Sentir que je n’ai plus vraiment ma place auprès d’elle.  La soutenir lorsqu’elle est critiquée par sa famille, mais ne pas avoir son soutien en retour.

Bien sûr, je suis trop exigeante.

Bien sûr, je suis de mauvaise foi car elle  a fait beaucoup pour moi.  C’est vrai.  Quand j’ai besoin d’un coup de main, en général, elle est là.  La réciproque est vrai aussi.  Mais j’ai l’impression que ce n’est plus suffisant.

Mais c’est quand la dernière fois qu’on a eu un vrai fou rire ensemble?  ou qu’elle m’a accordé son temps sans compter?  sans avoir un autre rendez-vous derrière dont elle ne m’avait pas parlé avant de me voir?  La dernière fois où j’ai pu m’exprimer vraiment librement, sans craindre son jugement?    Je ne sais plus.

Sans compter les choses que je ne peux pas vraiment lui dire… comme que son copain ne va pas s’engager parce qu’elle a des enfants.  Je le sais, ça m’a été confirmé par un ami du copain en question.  Je fais quoi?  je ne lui dis pas et la regarde s’attacher de plus en plus, en vain?  ou je lui dis et essuie sa colère car, bien sûr, je serai jalouse de son bonheur, moi qui n’ai pas de petit copain?

J’ai besoin de distance, mais je ne sais pas si je suis prête à couper les ponts.  et je ne connais pas le chemin du milieu, qui préserverait un équilibre dans notre amitié.  Je ne sais pas comment faire. 

Une seule chose est sûre: je ne me sens pas coupable.  C’est rassurant.

 
 
 
 
21
oct
10

Des (bonnes!) nouvelles de moi

De temps en temps, les planètes s’alignent, les étoiles nous sourient et les bonnes choses arrivent.  C’est mon cas actuellement, youppie, youppie, hourra, chouette!

Tout d’abord, mon chien et moi, on s’adore!  L’adaptation va bon train, en fait je trippe carré sur Billie!  Ça peut en énerver certains…  tant pis.  Moi, j’ai du plaisir avec mon chien, même si des fois elle est insupportable! comme un enfant, quoi.  Elle fait des caprices, mais elle est tellement craquante qu’on se réconcilie toujours.  Faut le faire quand même, j’aurais plus appris de mon chien que de n’importe qui d’autre sur la gestion des conflits!  Enfin.

Ensuite, sortez les trompettes et le champagne, j’ai obtenu ma permanence à la commission scolaire!  yé!  dans l’école où je suis déjà en plus! re-yé!  c’est super.  Fini les demandes d’assurance-emploi pour l’été.  Fini l’incertitude du mois d’août, à savoir quel poste je vais avoir et où.  Je trouve ça génial!  Je vais même pouvoir changer de catégorie d’assurances collectives sans avoir à fournir de preuves de bonne santé, c’est fantastique! 

Enfin, je sors de l’hôpital aujourd’hui où j’avais rendez-vous avec un spécialiste du tympan, et selon lui, l’opération qu’il pratique a 92% de chances de réussir sur moi!  Je suis un cas simple!!!  yé!  donc dans environ 4 mois, je vais passer sous le bistouri. Yé!  et en plus, il m’a fait une référence pour un spécialiste des amygdales qui accepterait peut-être, sans doute, de m’opérer, soit au laser, soit classique.  Douleur assurée pour environ deux semaines, mais la paix pour les 60 ans à venir!  Yé!

Bref, tout va bien…?  à part des irritants comme: mon lecteur cd dans mon auto ne fonctionne plus et bien sûr, la garantie est expirée depuis…  1 mois et demi, ma télé vient de me lâcher et je ne retrouve pas la garantie (qui est sans doute échue elle aussi!) et j’ai chopé une contravention, oui bon, je m’en sors plutôt bien, vous ne trouvez pas?

:)

11
sept
10

Ma chienne Billie Jean

Billie Jean à son arrivée chez moiDate: 22 août 2010. 

J’ai un petit chien depuis dimanche dernier (15 août). Une semaine déjà.  Un petit cocker épagneul femelle, noire et blanche, super jolie, joyeuse, sociable, curieuse, magnifique.  Je l’ai appelé Billie Jean. Ça faisait longtemps que je voulais un chien.  Je me suis toujours vue avec un chien (et une maison (ça va venir), une voiture (c’est fait) et un chum… oui, bon…).

Avant d’acheter Billie Jean, j’ai bien pesé le pour et le contre: les coûts, bien sûr, les visistes au vétérinaire, les cours, la nourriture, le temps à lui consacrer, les sorties quotidiennes au parc… Je me disais que ça serait génial, super, que je ne serais plus toute seule à la maison, que j’aurais une bonne raison de rentrer/faire le ménage/ me lever tôt…  que je partagerais tout ça avec elle.

Ça fait une semaine que je l’ai, et déjà trois crises de larmes.  J’ai tellement d’angoisse!!!! et je ne suis pas sûre de savoir d’où ça vient.  Bien sûr, quand je la mets dans sa cage et qu’elle pleure, je me sens coupable.  Je me demande tout le temps si elle m’aime, si je suis correcte avec elle, si je la nourris suffisamment, si je m’en occupe correctement.  Quand elle me jappe après ou grogne ou me mord, je me sens devenir si agressive que j’ai envie de la frapper (rassurez-vous, je ne l’ai pas fait.  Je l’ai enfermée dans la salle de bain 10 minutes pour me calmer, et quand je l’ai libéré, j’ai fondu en larmes car elle ne m’en voulait même pas)!  Je n’ai jamais été violente.  Je ne me reconnais pas.  Je croyais qu’il serait facile de l’aimer, mais en fait c’est autrement plus complexe.

C’est un peu comme quand j’étais à New-York, entourée de choses extraordinaires que je n’avais jamais vues avant et incapable d’en profiter vraiment.  C’était comme si je voyais la beauté des choses, mais étais incapable de l’apprécier.  Ben avec Billie, c’est un peu ça.  Je vois que c’est un petit chien extraordinaire, mais je n’arrive pas à avoir du plaisir avec elle.  J’ai pas de fun avec mon chien.  Je suis perpétuellement inquiète.  Quand je la sors, une fois sur deux elle ne veut pas avancer, et quand elle avance, je surveille qu’elle ne bouffe pas les cochonneries qui traînent sur le trottoir.  Quand elle joue, elle peut être super drôle!  Je le vois bien, mais je sens quand même un poids sur mon coeur.  Quand j’y pense, j’ai toujours envie de pleurer, et je ne sais pas pourquoi!  Les choses se passent objectivement plutôt bien, elle ne détruit pas tout dans la maison, jappe peu, fait parfois des pipis par terre, mais c’est normal à 2 mois, c’est un bébé qui ne peut pas se retenir. 

At some point, je suis déçue de moi, mais je ne sais pas pourquoi.  Objectivement (encore!), je fais ce qu’il faut, je m’en occupe plutôt bien, je fais des erreurs mais c’est normal, et depuis la salle de bain, je n’ai pas reperdu mon calme.  Alors pourquoi les sanglots me secouent-ils et les larmes coulent-elles?

Je connais une partie de la réponse: je me sens encore seule.  Peut-être même plus qu’avant, car seule avec une responsabilité supplémentaire, un petit chien.  Je pensais qu’avoir un chien me rendrait heureuse et ce n’est pas le cas.  En plus, quelque chose a changé dans ma relation avec ma meilleures amie depuis que j’ai Billie, mais je ne suis pas sûre quoi.  C’est sûr que je ne peux pas sortir autant le soir qu’avant, pas tout de suite en tout cas.  Un chien n’est pas un chat, on ne peut pas le laisser seul trop longtemps, surtout à 2 mois.  Pourtant je ne pense pas qu’elle me le reproche.  Mais je pense que ça l’agace de me voir si constamment préoccupée de Bille.  Je ne pense pas qu’elle comprenne les émotions que j’ai en moi.  Je ne les saisis pas moi-même alors…

Ma psy dit qu’au pire, si ça ne fonctionne pas, je pourrai toujours trouver une autre famille à Billie.  Mais je ne sais pas ce qui serait le pire si je le faisais: la culpabilité de l’abandonner, ou le soulagement de ne plus en avoir la responsabilité?  Cela m’horrifie.  Mais on en n’est pas là. Je veux me donner une vraie chance .

***Mise à jour***

3 semaines plus tard, tout va tellement mieux.  L’occytocine fait son effet!   Je m’attache à Billie, et une routine s’installe doucement.  Je l’ai emmené chez le vétérinaire pour ses premiers vaccins, ça s’est bien passé.  Par contre, elle a des vers, donc on traite avec un vermifuge spécifique à avaler.  On a commencé hier, elle l’avale sans rechigner, mais ce matin elle a été malade: diarhée et refus de s’alimenter.  Sans doute une petite indigestion, d’après la véto que j’ai appelée.  Elle dort beaucoup aujourd’hui.  Elle a mangé un peu cet après-midi, elle a bu beaucoup, et elle dort.  Pas trop d’énergie pour la balade, alors qu’il fait si beau dehors!  Dommage.

Il y a des jours où ça se passe super bien, elle est gentille, elle m’écoute, elle est câline… et des jours où c’est tout l’inverse, elle mord, jappe, griffe, grogne, s’entête, refuse d’obéir, bref, ces jours-là, je la donnerais!  Je pense qu’elle est dominante, il va falloir casser ça rapidement.

Ce qui m’embête le plus, c’est les jappements la nuit.  Cette nuit, elle a jappé sans discontinuer de 4h à 6h du matin!!!  Malgré le fait que je l’ignorais.  Bref, j’ai un manque de sommeil.  Elle me réveille super tôt: au début, c’était vers 6h15, puis 6h, puis 5h45, puis 5h, puis 4h50!  non mais!!!  C’est supposé être l’inverse!  Elle est supposée pouvoir se retenir de plus en plus longtemps la nuit, pas l’inverse!  m’enfin?!?!

Je me demande ce que ça va donner demain matin, vu qu’elle dort toute la journée aujourd’hui…  on verra bien.

Bref, tout ça pour dire que je l’aime super fort mais que c’est pas aussi facile et “magique” que dans mon imagination.

03
juil
10

Le doute

Je doute.  Constamment.  De tout et tout le monde, mais surtout de moi.  Je ne suis jamais certaine d’être comme il faut, à la bonne place, de faire ce qu’il faut, de dire la bonne affaire.  Je doute.  Parfois je doute au point que ça me paralyse: si je ne fais rien, ça ne pourra pas empirer les choses, si?  Et cela mène à la procrastination.  (bon, je dois admettre que dans le cas du ménage, ne rien faire, ça empire effectivement les choses.  Mais pour le reste…)

Mais la plupart du temps, le doute qui m’habite me fait simplement manquer des occasions.  Ce mec que je trouvais bien, si je le lui avais dit…  que ce serait-il passé?  Mais comme je doute qu’il me trouve bien lui aussi, je n’ai rien dit.  Peut-être attendait-il un signe?  Qui ne viendra jamais.  Parce que je me dis que ce mec, s’il me connaissait vraiment, il ne s’intéresserait pas à une si insignifiante personne.  Et s’il me connait vraiment et que je lui plais toujours, c’est qu’il doit y avoir un truc bizarre chez lui.  Du coup, je me désintéresse.  Ain’t fair, I know.  Et puis je me révolte: je ne suis pas insignifiante.  Non.  Non?  ben en fait, si en regard de l’univers et tout ça, nous sommes tous insignifiants de toute façon, mais je ne le suis pas plus qu’un autre.  Je pense…  je ne sais pas.  Je doute. Si j’étais si bien que ça, est-ce que je serais toute seule?  mais à me poser toutes ces questions échevelées, quel homme pourrait m’endurer?

Ou encore, le doute professionnel:

Ce conseil que j’ai donné à un élève, était-ce le bon?  ai-je bien fait de le lui donner?  Est-ce que je n’essaie pas de l’influencer en faisant cela?  Est-ce que cela ne lui enlève pas un peu de son libre-arbitre?  mais si je ne le conseille pas alors qu’il en a besoin, est-ce que je ne le laisse pas tomber?  Risque-t-il alors de prendre un mauvais chemin et pourrais-je être tenue (partiellement) responsable de sa future déchéance?

Suis-la seule à douter à ce point?

On dit toujours qu’il est bon de se remettre en question, de s’observer et de s’interroger sur ses motivations profondes.  Fort bien. Mais moi ce que j’aimerais, c’est être capable de simplement prendre une décision, faire quelque chose et ne pas la remettre en question à tout bout de champs!  Le simple fait de savoir que je fais de mon mieux, avec de bonnes intentions, ne devrait-il pas être suffisant pour me prémunir du doute permanent?  Mais noooon, parce que moi je dois tellement  être meilleure que les autres (moralement parlant), parfaite, sans tache, sans faute.

Mais qui dit ça?  MOI!  Isn’t it the stupidest thing you’ve ever heard??  Can’t I give myself a break?  Cut me some slack?  And so what if I’m wrong now and then?    Des tas de gens se trompent tous les jours et la terre continue de tourner!  et là, je parle seulement de ceux qui se trompent sans le vouloir, même pas de ceux qui sont méchants intentionnellement!  alors qui suis-je, petite moi, pour croire que mes décisions ont un tel poids dans l’univers?

Pourquoi tant de culpabilité sans raison, mal placée, permanente?  Don’t you get tired of it?  Et si pour une fois je pensais à moi avant de penser aux autres, would it be so bad?  As long as I don’t WANT to hurt anybody…  shouldn’t it be enough?

Well…  shoudn’t it?

30
juin
10

Frite alors!

On aura beau dire, les frites de Frite alors! sont vraiment les meilleures.  Miam!  J’en ai mangé cet après-midi, avec ma nièce et une de ses amies, au Vieux-Port de Montréal.  Juste en face du Centre des Sciences.  Dorées, croustillantes, salées, avec mayo…  Trop trop bon.

Et que faisais-je là bas avec deux ados de 15 ans?  Bien, pardi! c’est évident!  Elles étaient mon prétexte pour visiter l’exposition pour ados sur la sexualité.  Une expo très très bien faite, à mon avis, instructive, ludique, pas gnan gnan, pas épeurante (les maladies!! le condom!!!  ahhh!!), elle couvrait pas mal tous les sujets reliés à la sexualité et aux questions que peuvent se poser les adolescents, autant les gars que les filles.  Vraiment, si vous pouvez, allez-y, ça vaut le coût!  Surtout si vous faîtes partie de la génération qui n’a PAS eu d’éducation sexuelle à l’école.  Vous y apprendrez tout ce que vous avez besoin de savoir.

Pub gratuite!




La Digresse

Juste moi, avec mes points de vue. Juste une envie d'écrire de temps en temps sur ces petits riens qui m'accrochent, sur ces mots détournés, sur ces instants fugaces... sur les digressions de la vie!

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